Tant que la bulle est close, le monde extérieur bloqué à la porte, tout se passe bien. Elle est blottie contre la paume de ses mains, la pulpe de ses lèvres, toute an goisse est laissée dehors.
Ce pendant, régulièrement, il faut s'aventurer dehors. Alors la peur revient, roues métalliques tranchantes qiu jonchent tous les parcours et travaillent dans la chair, pour attaquer les os.
Dans les couloirs du métro, c'est joyeux comme vestibule d'abattoir. Découragement, inquiétude et misère, ça se lit sur les visages, une masse immonde et noire, qui recouvrirait tout. Qui éteint les regards, remplit les bouches que ça tire vers le bas. Cendres et rancoeurs, braises travaillées par les charognards, bouches de mort excitées par les odeurs de peur. Dans l'attente palpable et mystique du châtiment enonyme, à Paris plus qu'ailleurs en France, la foule attend la bombe. Ou tout autre chose d'explosif, en fait. Cette menace imminente est quasiment tangible, répercutée le long des corps. Les regars des gens, pourtant, résistent, s'efforcent de rester droits.